Essais be ENDURO : La Crossfire 3 SRS face à la SG12 et TCX Comp Evo

pour beenduro.com

Apparue fin 2005, actualisée fin 2012, Sidi nous revient en 2017 avec une botte tout terrain haut de gamme encore plus aboutie, la version 3 de la Crossfire SRS, le modèle phare du fabricant de Trévise.

CoverCF3SRS

On ne vous présente plus Sidi, la marque italienne dont on vous a déjà raconté l’histoire (à lire ou relire ICI). Pour 2017 le fabricant nous propose une nouvelle évolution de son modèle phare, la Crossfire 3 SRS. Cette botte jouit d’une carrière riche en succès, notamment aux pieds de Stefan Everts ou d’Antonio Cairoli. Pour ce nouvel opus, les italiens ont bien travaillé, car sous l’apparence d’un design quasi identique au premier coup d’oeil, la SRS 3 a été entièrement revue. Le temps de quelques sorties nous nous sommes penchés sur cette 3ème génération, une botte repensée sur de nombreux points, et équipée d’un système inédit destiné à éviter l’hyper-extension de la cheville, le Hyper Extension Block. A noter que ces dernières évolutions ne sont disponibles que sur la version SRS (Sole Replacement System, modèle permettant de changer les semelles grâce à des vis) et non sur la version Crossfire « standard » (avec la traditionnelle semelle cousue).

Testée durant une saison en 2015 par be ENDURO (à lire ou relire ICI), nous avions été séduit par la version SRS 2. Annoncée en grandes pompes par le bottier transalpin fin 2016 sous forme de différents teaser postés sur la toile, la troisième version, la SRS 3, apporte son lot de nouveautés tant au niveau confort, que sécurité. Qu’est ce qui change ? Qu’apporte le nouveau système Hyper Extension Block ? Sont-elles toujours aussi confortables et étanches ? En selle pour un test complet de la Crossfire 3 SRS.

SRS3-058

CE QUI CHANGE POUR QUELQUES GRAMMES DE PLUS

A l’ouverture de la boite, on constate que côté look, son design reste très proche de la SRS 2. A y regarder de plus près, les évolutions esthétique sont nombreuses, et perceptibles pour les habitués de la marque. D’un point de vue technique et sécurité, on remarque tout de suite le nouveau système breveté Hyper Extension Block.

Ce nouveau système empêche l’hyperextension de la cheville, du cou-de-pied (articulation de la jambe avec le pied) et du tendon arrière pendant la flexion de la jambe en avant et/ou en arrière. Cette nouvelle technologie apporte une plus grande sécurité. La deuxième articulation, positionnée sur la tige, améliore la flexibilité de la botte et la régulation de la tige proprement dite.

Outre ce nouveau système Hyper Extension Block, la SRS3 bénéficie d’une nouvelle forme anatomique étudiée pour une meilleure sécurité de la cheville. SIDI a retravaillé la structure de l’ensemble de la semelle y apportant une étanchéité accrue de la botte, l’empiècement avant a été remodelé et enrichi de pièces géométriques pour plus de grip. Côté design, le fabricant nous annonce que tous les plastiques de la botte ont été redessinés. Afin de satisfaire à un maximum de morphologie, le pilote peut ajuster de manière autonome la fermeture sur le mollet en fonction de ses besoins, afin d’obtenir un maximum de confort. Quant à la semelle interchangeable, celle-ci présente un nouveau design, et son système de remplacement est revu. La coque est légèrement plus haute pour une meilleure adhérence. Le bout et talon sont fixes, tandis que seule la partie centrale, celle soumise à l’usure la plus importante, est désormais remplaçable. Comptez désormais 4 vis contre 17 pour la version SRS2. Enfin, le talon reçoit un insert en polyamide.

Au niveau du poids, la CF 3 SRS pèse désormais 1.973 grammes contre 1.947 pour la version SRS 2, soit 26 grammes de plus pour bénéficier de ces dernières évolutions. Ce nouvel opus reste toujours plus léger qu’une Gaerne SG12 qui accuse 2.035 grammes, alors que la TCX Comp Evo Michelin reste la plus légère du trio avec 1.880 grammes (toutes mesures faites en taille 41 pour Gaerne/TCX et 42 pour Sidi).

SRS3-057

Le jeux des « 7 différences » : tout ce qui change ‘visuellement’ sur la Crossfire 3 SRS …

ENFILAGE, CONFORT, FEELING, VENTILATION, ETANCHEITE …

Si vous n’êtes pas familiarisés avec les bottes Sidi, lors du premier enfilage, il vous faudra prendre le temps de comprendre le mécanisme des différentes parties de la botte qu’il faut juxtaposer, ou non, pour les fermer. Rien de bien compliqué car, une fois le geste assimilé, vous fermerez les bottes aussi vite qu’une SG12 par exemple.

 

Dès la première chausse, on retrouve le même confort que dans sa petite soeur la SRS 2, le nouveau système Hyper Extension Block est donc complètement imperceptible, la botte est toujours aussi agréable à porter. Autre avantage de ces dernières évolutions, la souplesse est accrue au niveau de l’articulation de la cheville. Tout comme avec la SRS 2, la SRS 3 ne nécessite pas de période de rodage, vous pouvez les chausser sans craintes, et partir directement pour une longue balade. Côté feeling, RAS, tout comme nous l’avions apprécié sur le précédent opus, on garde la finesse et la sensibilité aux points stratégiques sur cette 3ème version. Debout, on ressent bien la moto entre les jambes. Le points de contact de la botte avec le sélecteur, et avec la pédale de frein ne souffrent d’aucun défaut. Quant à la semelle et son grip, nous avons trouvé que tant le grip, que la souplesse ont été améliorés.

SRS3-055

Protection, souplesse, grip de la semelle et étanchéité ont été amélioré

Rien à signaler côté ventilation et étanchéité, ni trop chaud ni trop froid, et les pieds restent au sec. On s’attarde sur l’étanchéité, déjà connue et reconnue pour être LA botte la plus étanche pour les enduristes, nous avons noté une belle amélioration sur cette nouvelle version. Nous avons procédé au test ultime et extrême, qui est celui de traverser et retraverser (à pieds bien entendu) un ruisseau. Là où la SRS 2 commençait à céder au bout de quelques passages, nous avons pu continuer nos allées et venues avec la SRS 3 sans qu’elles ne prennent jamais l’eau ! Lassé de ces va-et-vient, et pressés de continuer notre balade, nous sommes remontés sur notre moto les pieds bien au sec.

SRS3-080

Au petit jeu de la traversée de ruisseau, la SRS 3 démontre que Sidi maîtrise le sujet, les pieds restent au sec !

N’en déduisez pas pour autant que la SRS 3 est waterproof, elle n’a pas été revue pour vous emmener également à la pèche, mais ce petit test nous a permis, en quelques secondes, de pouvoir vérifier les dires du fabricant, ils ont effectivement effectué un travail sur la semelle qui porte ses fruits !

NETTOYAGE & ENTRETIEN

Pour le nettoyage et l’entretien des SIDI Crossfire 3 SRS, aucune précaution particulière n’a été prise, karcher et savon doux pour remettre à neuf les bottes. La botte présente plus d’éléments que la concurrence, mais la construction est telle, que toutes les parties qui composent la botte s’écartent facilement afin d’accéder aux différentes parties, à aucun endroit nous n’avons pu constater (que ce soit sur la SRS 2 ou sur cette nouvelle version) des amas de terre ou poussière.

LA SIDI CROSSFIRE 3 SRS FACE A LA GAERNE SG12 et la TCX COMP EVO MICHELIN

Nous avons pu rouler tant avec les Gaerne SG12, qu’avec les TCX COMP EVO MICHELIN, et bien entendu les Sidi Crossfire 2 et 3 SRS. Nous avons déjà émis un avis sur la SG12 face à la Sidi lors de notre essai longue durée sur la SRS 2 (à lire ou relire ICI). Sachant que la SRS 3 surclasse la SRS2, vous aurez compris notre positionnement de la SRS 3 face à la SG12. Attardons nous donc d’avantage sur la TCX COMP EVO MICHELIN face à la SRS 3. Lorsque nous avons pris en mains la TCX Comp Evo Michelin, la première chose que nous est venu à l’esprit, c’est que TCX semblait s’être inspiré ET de la SG12 et de la Crossfire 2 SRS … mais le résultat n’est ni à la hauteur de la SG12, et encore moins de la SRS que ce soit la version 2 ou 3. A commencer par la qualité des plastiques, clairement le type de plastique utilisé pour composer la TCX est en-dessous de ses concurrentes, le sentiment d’avoir quelque chose de moins bonne qualité est bien présent, en tout cas pas en concordance avec le prix de vente. Cette version TCX s’affiche autour de 430,- EUR alors qu’il vous faudra débourser 499,- EUR pour une SG12 et 519,- EUR pour la dernière Crossfire SRS 3.

Autre point négatif, la couleur. Commandées en couleur noire/jaune fluo, le jaune n’est pas vraiment fluo, il tire plus vers le jaune Suzuki que vers le jaune fluo. Dommage mais surtout un peu trompeur pour le client … Enfin dans cette finition, les boucles sont peintes (jaune), nous avons réceptionné deux paires neuves où nous avons pu constater que la peinture avait déjà sauté sur plusieurs boucles. Interrogés, tant sur la couleur que sur le problème de peinture des boucles, nous n’avons jamais eu de réponses de la part du fabricant. Passons aux points positifs, en pratique la TCX s’avère très confortable, extrêmement confortable même. Comme pour la Sidi, aucune période de rodage n’est nécessaire, et si un jour vous devez beaucoup marcher avec, ou pousser votre moto, vous serez plus que surpris par sa souplesse ! Très honnêtement nous n’avons jamais connu une botte aussi souple ! Si c’est très agréable sur le moment, on en vient par contre à se poser des questions sur la protection offerte à l’articulation, tant la souplesse est importante … Autre point positif de cette TCX, la semelle Michelin est une réussite. Elle offre un très bon confort, et un très bon grip avec les reposes pieds. Quant à l’étanchéité, cette TCX Comp Evo Michelin se positionne entre une Gaerne (la moins étanche du trio) et une Sidi (la plus étanche des trois).

L’avis du staff be ENDURO

La TCX Comp Evo est un cran en dessous d’une SG12 ou d’une Crossfire, ils ont voulu prendre le meilleur des deux mais le résultat n’y est pas vraiment

Benjamin : « la TCX Comp Evo est une botte confortable mais un peu décevante au niveau « sensibilité ». J’ai eu un peu de mal à passer les vitesses, surtout assis, je me suis souvent retrouvé au point mort sans le vouloir … Il y a peut-être un peu trop d’espace au niveau du bout de pied. L’extrémité avant de la botte est un peu trop proéminent, tu peux « jouer » avec tes orteils assez facilement dans la botte … donc quand on fait le mouvement pour lever la botte pour changer de vitesse, on a comme la sensation de devoir faire plus d’efforts qu’avec une Gaerne ou une Sidi. Pour diminuer ce désagrément on peut resserrer un peu plus la dernière boucle, mais ce n’est pas idéal. Par contre niveau semelle, c’est pas mal du tout, le milieu de la semelle a bien été étudié, on n’est pas gêné dans les mouvements, ça « grip » parfaitement. Pour conclure, pour moi elles sont un cran en dessous d’une SG12 ou d’une Crossfire, ils ont voulu prendre le meilleur des deux mais le résultat n’y est pas vraiment, je n’aime pas le côté « grosseur » que tu as avec cette botte, tu es moins précis qu’avec une SG12 ou Crossfire. »

SRS3-008

Manque de feeling pour la TCX, Gaerne et Sidi sont au-dessus de leur challenger

Le choix d’une Sidi est justifié, que ce soit en terme de qualité, de sécurité et de fiabilité …

Frédéric : « parlons d’abord des côtés positifs de la TCX, comme pour une Sidi, pas besoin de période de rodage. J’ai été surpris par le confort et la souplesse ! J’ai du pousser ma moto et j’ai eu l’impression d’avoir des baskets aux pieds tellement elles sont souples au niveau de la cheville ! C’est bien mais du coup on se pose la question de la sécurité et du maintient en cas de chute. La semelle Michelin est hyper confortable et apporte un très bon feeling, un bon grip. Comme Benjamin je trouve le bout de la botte trop imposant, on « flotte » un peu dedans au niveau de la pointe du pied, le passage de vitesses est du coup parfois problématique, ça manque de feeling. Quant à la qualité des matériaux et leur tenue dans le temps, elle n’est pas au rendez-vous, et puis j’ai été déçu d’avoir commandé une paire de bottes de couleur noire/jaune fluo et d’avoir reçu une botte noire et jaune ‘Suzuki’. Bref, pour moi il n’y a pas photo, sur le papier les spécificités de cette nouvelle TCX n’annonçaient que du bon, mais le résultat n’y est pas. Dans cette gamme de prix, pour quelques euros de plus, le choix d’une Sidi reste bien justifié. Tant en terme de sécurité, que de qualité et de fiabilité vous vous y retrouverez. »

Dans cette gamme de prix, mieux vaut mettre quelques euros de plus pour une Sidi, un investissement sur le long terme

L’AVIS DE CEDRIC MELOTTE

Cédric, depuis quand roules-tu avec des bottes Sidi ?
Je connais la marque Sidi depuis des années puisque j’ai eu l’occasion de rouler en GP MX avec cette marque. En enduro, ça fait quatre ans maintenant que je les porte, cette saison je roule avec la dernière évolution de la Crossfire, la SRS 3, mais j’ai eu l’occasion de rouler avec la SRS 2 et la Crossfire « standard ».
De la Crossfire à la Crossfire SRS 3, quelle version préfères-tu ?
Sans hésiter je conseille la version SRS, que ce soit la SRS 2 ou la SRS 3. Je préfère nettement ce modèle, il est beaucoup plus souple, moins rigide, moins dure, c’est la botte idéale pour l’enduro. Une SRS est aussi plus confortable. Autre point super important pour nous les enduristes, l’étanchéité, de toute ma carrière je n’ai jamais connu une botte aussi étanche que les Sidi, c’est le top.

La SRS est aboutie, confortable, souple, étanche, facile à chausser, c’est la botte idéale pour l’enduro

As-tu ressenti une différence entre la version 2 et 3 de cette SRS ?
Très honnêtement je n’ai pas senti de différences, et finalement c’est tant mieux non ? Ca prouve que le fabricant sait améliorer son produit, lui apporter plus de sécurité tout en gardant ses qualités premières que sont le confort, la souplesse, l’étanchéité et une bonne protection.
Question enfilage, réglages pas de remarques à faire ?
Non, elle est très facile à chausser et à régler, RAS !
Tu chausses la même pointure pour tes bottes que pour tes chaussures de « ville » ?
Je fais du 42,5 en chaussures de ville, comme il n’existe pas de demi-taille, tout logiquement je prends du 43 pour mes Sidi.

MTTw-072

As-tu eu besoin d’une période de « rodage » ?
Il me faut une séance de rodage, disons qu’en une journée elles sont rodées … par contre je peux vous dire que Stefan Everts qui a chaussé durant des années les Sidi, lui il partait directement en course avec une nouvelle paire !
Question feeling, sensation, quel est ton avis ?
La botte est relativement fine, elle offre un excellent maintient, une protection maximale tout en offrant un très bon feeling que ce soit au niveau du sélecteur, de la pédale de freins, ou de la tenue de la moto entre les jambes, je n’ai aucune remarque négative à faire sur ces points.
As-tu déjà changé la semelle ?
Non, je ne suis pas un pilote qui use beaucoup les semelles, je tiens 2 ou 3 ans avec une paire de bottes sans problème, et avec la même semelle !

Je tiens 2 ou 3 ans avec une paire de bottes sans problème, et avec la même semelle

Question nettoyage, entretien, sont-elles  facile à nettoyer ?
Leur design plutôt bien arrondi fait qu’elles ne se salissent pas vite … malgré la présence de plusieurs parties composant la botte, les ingénieurs de Sidi ont très bien pensé la conception de la botte aussi pour le nettoyage. Tout s’écarte facilement, tout se désolidarise aisément. La disposition des différentes pièces est telle que je n’ai jamais retrouvé un paquet de terre ou de poussière à des endroits non accessibles.  Donc rien à signaler, je les passe au Karcher mais je fais attention de les graisser de temps en temps, il suffit de mettre un peu de silicone ou de WD40, et les pièces gardent toute leur souplesse, et surtout sans les couinements !
Enfin pour terminer, le poids, les coloris, le design, ton avis sur ces points ?
Je n’ai aucune idée du poids mais n’ai jamais eu de sensations de lourdeur aux pieds, ce qui prouve que le poids est correct et que la botte est bien équilibrée.  Quant au design et aux coloris je trouve qu’ils sont réussis et dans l’air du temps, c’est clairement pour moi une botte aboutie, un maître achat pour la pratique de l’enduro.

L’AVIS DE NICOLAS CHARLIER

Nicolas, ça fait combien d’années que tu roules avec des Sidi ?
J’entame ma troisième année, j’ai roulé deux ans avec la Crossfire 2 SRS, tant en enduro qu’en supermoto, et pour cette saison, je suis passé à la SRS 3.

Quelle est ta pointure ?
Je fais du 44 mais je prends toujours une taille au-dessus, j’ai donc pris des 45.

Avec la SRS 3 on se sent encore mieux soutenu au niveau de la cheville

Quel est ton ressenti sur ce passage de la SRS 2 à la SRS 3 ?
Il y a deux points que j’ai ressenti immédiatement. Le premier c’est qu’avec le nouveau système Hyper Extension Block, on se sent encore mieux soutenu au niveau de la cheville. On est plus serré mais positivement, je ne parle absolument pas de gênes, mais d’une sensation de sécurité et de maintien accrus. L’autre point, c’est la nouvelle semelle, elle est plus épaisse de quelques millimètres, du coup il m’a fallu une petite heure de rodage pour m’y habituer.

As-tu remarqué d’autres changements ?
Non je suis tout aussi à l’aise dans la 3 que dans la 2. Le confort est toujours aussi excellent, le feeling toujours aussi bon, et le grip de la semelle bien présent.

NICOCHARLIER

Côté entretien, nettoyage, pas de mauvaises surprises ?
Non absolument rien. Sur mes SRS 2 je n’ai jamais rien cassé, je n’ai jamais rien du changer, pas une boucle, pas un plastique, rien … et pourtant elles ont vécus, tant en enduro, qu’en supermoto. Pour le nettoyage et l’entretien, on pourrait croire que, vu les nombreuses parties, elles ne sont pas facile à nettoyer mais pas du tout, au contraire, comme tout ses démonte, tout s’écarte, on a accès à toutes les parties de la botte.

Le point le plus marquant pour moi c’est le confort, je n’ai jamais connu une botte aussi confortable et agréable à porter

Si je te demande de me donner un, ou deux, points positifs de la Crossfire 3 SRS, ce serait le ou lesquels ?
Par rapport aux autres marques que j’ai chaussé (Gaerne, Alpinestar), le point le plus marquant pour moi c’est le confort. Je n’ai jamais connu une botte aussi confortable et agréable à porter, jamais je n’ai ressenti un mal aux pieds. Un second point, je dirais sans hésiter la fiabilité ! Durant ces années d’utilisations, je n’ai jamais rien cassé. Je n’ai pas dit qu’elles sont inusables, comme toutes bottes elles s’usent avec le temps, mais je n’ai jamais cassé une boucle ou une attache ou tout autre pièce, et la paire que j’ai porté deux ans est toujours dans un très bon état, elles vieillissent bien.

Et un, ou deux, points négatifs ?
Sur la 3 SRS, je ne vois qu’un point négatif, le fait qu’il n’y ait plus la possibilité de changer la semelle enduro par une semelle supermoto. Certes la nouvelle semelle est mieux à tout point de vue mais pour le pilote qui utilise sa paire de bottes tant en enduro qu’en supermoto … c’est un point négatif par rapport à la 2 sur laquelle je passais d’une semelle à l’autre.

Le design, les couleurs, le poids … ?
Les couleurs disponibles sont plutôt réussies. J’aurais juste aimé trouvé les bleues avec du jaune fluo plutôt que le rouge fluo. Question poids je n’y ai jamais pensé, ce n’est pas quelque chose sur lequel je m’attarde … et pour le design je trouve qu’il est dans l’air du temps, c’est une belle botte. Enfin j’aime aussi le fait qu’on peut presque tout changer, soit si jamais on casse quelque chose, mais aussi si on souhaite personnaliser ses bottes !

BILAN

A la lecture de cet article, vous aurez compris que notre avis sur les Sidi n’a pas changé. Avec l’essai dernièrement des TCX Comp Evo Michelin sur une saison, on ne peut que constater qu’avec le troisième opus de la Crossfire SRS, Sidi enfonce le clou face à la concurrence. La TCX Comp Evo Michelin nous a déçu, ce n’est pas une mauvaise botte, mais vu son tarif plutôt « haut de gamme » et les ambitions du constructeur, nous nous étions préparé à autre chose. Quant à la SG12, apparue en 2008 et sans évolution majeure depuis (bout de botte trop imposant revu en 2014), avec une étanchéité nettement moins bonne, un feeling et une souplesse moindre pour la pratique de l’enduro, elle commence à accuser le poids des années.
En ne s’endormant pas sur leurs acquis, et en revisitant une nouvelle fois son modèle phare (la première Crossfire SRS est sortie en 2009, les ingénieurs ont revu leur modèle en 2012 (SRS 2)) Sidi nous démontre ici qu’ils maîtrisent leur sujet, qu’ils sont capable d’améliorer encore leur produit, que ce soit au niveau du confort ET de la sécurité, un gage de bien être pour vos pieds mais aussi pour votre portefeuille. Sidi prend une solide longueur d’avance sur la concurrence, ce nouveau millésime est un maître achat pour la pratique de votre sport préféré.

SRS3-018

Les « + » :

  • Look et design
  • Qualité des matériaux, de l’assemblages et de la finition
  • Finesse, feeling, confort
  • Etanchéité (supérieur à la SRS 2, et la #1 face à la concurrence)
  • Sécurité et protections
  • Pièces & semelle remplaçables
  • Système de fixation/boucles simple et efficace

Les « – » :

  • A suivre dans le temps : l’usure et l’exposition du nouveau système Hyper Extension Block dans des conditions extrêmes ?
  • Taille qui débute au 42
  • Tarif premium

Prix : 509,- EUR
Couleurs : blanc/bleu/rouge fluo | gris/rouge fluo | gris/noir/jaune fluo | noir/blanc/jaune fluo | noir/noir, blanc/blanc
Tailles : du 42 au 47
Disponibilité : immédiate chez votre revendeur
Recherchez votre revendeur Sidi : cliquez ici
Site fabricant : Sidi Sport

be ENDURO remercie Damien Anquety de chez Anquety Motor Sport et Bruno Monfort pour le prêt de la Yamaha WRF 250. L’essai des nouvelles Sidi Crossfire 3 SRS aura également été l’occasion de découvrir une nouvelle figure du milieu offroad en Belgique. Une interview sur l’histoire et l’avenir de Damien & Anquety Motor Sport est à découvrir sur be ENDURO dans les prochains jours.
CF3SRSw00

be ENDURO remercie Damien Anquety – Anquety Motor Sport et Bruno Monfort pour le prêt de la Yamaha WRF 250

pour beenduro.com