1.200 kms au guidon de la KTM 350 EXC-F 2017

pour beenduro.com

Pour débuter cette nouvelle saison, nous avons demandé à notre ami Stefan Houben de nous faire un compte rendu de ses sorties au guidon de sa dernière monture, la KTM EXC-F 350 2017.

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Stefan Houben est un belgo français connu dans le milieu moto que ce soit en Belgique ou en France, qui s’est expatrié définitivement dans le Sud de la France depuis quelque temps. Après de nombreuses années passées au sein de l’entreprise Lazer Helmets, Stéfan est aujourd’hui responsable commercial d’une célèbre enseigne de distribution d’accessoires motos en France : Moto Expert.

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Stefan et Stéphane Peterhansel, en balade casqué d’un Lazer bien entendu !

Epicurien de 51 ans, quand nous lui avons demandé de nous lister toutes les motos qu’il avait déjà possédé afin de nous retracer son expérience, la tâche ne fut pas si facile tant il aime se faire plaisir et changer régulièrement. De l’incontournable Italjet 50cc, que beaucoup d’entre nous ont connu, à la Freeride 350 en passant par la TM80, Stefan ne se souvient pas de toutes ses motos « je pense qu’on ne doit pas être loin des 50 motos d’enduros (je ne compte pas les motos de route, ni les scooters). Pour n’en citer que quelque unes l’ANCILLOTTI 80, la fameuse HONDA XR 350, la KDX 200, la SUZUKI DR 350, la HONDA XR 250 … je suis aussi passé comme beaucoup par les  cross endurisées avec la YAMAHA YZ 125, la YZF400 ou encore la 426. Celles qui m’ont fortement marquées sont les TM 80, 85 et 100. J’ai également eu une WRF400, puis une KTM 200, une HUSQVARNA 125, la GAS GAS 300, deux Shercos (250 et 300 4-tps), deux KTM (250 et 300 2-tps), et enfin dernièrement je suis passé de la KTM FREERIDE 350 à la KTM 250 EXC-F, pour arriver à cette KTM 350 EXC-F 2017. En terme de quantité par marque, j’ai possédé six WRF 250, deux KDX 200, deux Freeride 350, deux KTM 250 EXC, et je pense que j’en oublie … »

Celle que je préférais c’était la TM 85, mais la 100 c’était pas mal non plus !

Si Stefan aime changer de motos régulièrement, il aime également les challenges et se surpasser, il compte de nombreuses participations à des courses et un palmarès plutôt sympathique « j’ai été Champion de Belgique, j’ai participé à la fameuse Croisière bleue (tour de Belgique TT organisé par TSO à l’époque), et j’ai souvent été dans le top 5, voir le top 3 des courses auxquelles je participais (dans ma catégorie) … En 93 j’ai arrêté la compétition complètement, pour la reprendre quatre ans plus tard en France dans une discipline qui était en plein essor, le supermoto. J’ai participé à diverses courses au guidon d’une YZ400, au Championnat de France et d’Europe en 2000, toujours en supermoto. En 2001 je suis revenu à fond à l’enduro avec des participations au Championnat de France, et les classiques avec les fameuses TM 85 et 100. Par la suite je me suis un peu plus éparpillé, allant là où mon plaisir me guidait, participant à des courses suivant ce qui me faisait vibrer sur le moment, comme cette participation à la super-finale au stade de France du pilote bike (course sur glace), et avec un podium derrière Baffeleuf et Peterhansel lors de la super finale à Noeux-les-Mines, la montée impossible de Valvigneres avec une victoire de catégorie à la clé … et dernièrement une participation au Trophée Andros (2014 et 2015).»
Justement c’est à l’Alpe d’Huez en 2015 que tu découvres la KTM 350 EXC-F pour la première fois, et sur de la glace « oui, je suis arrivé sur la course alors que je possédais à cette époque une Freeride 350, je ne connaissais pas la 350 EXC-F, et j’ai tout de suite ressenti un bon feeling sur cette moto.»

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Une des motos qu’il a le plus apprécié pour le franchissement : la Freeride !

C’est ce qui t’a poussé à en acheter une quelques mois après ? « oui, sans être prétentieux, vu toutes les motos que j’ai déjà eu, quand tu changes tu cherches toujours quelque chose de différent, de nouveau, mais on est aussi de plus en plus difficile et pointilleux. La 350 EXC-F m’apportait ce renouveau. Le temps de faire encore quelques kilomètres avec la Freeride, j’ai eu l’opportunité de racheter cette moto … enfin entre temps j’ai eu une 250 EXC-F (rires).»

On a volontairement résumé et simplifié la longue liste des motos possédées et le palmarès de Stefan mais il nous semblait important de passer par ce bref historique pour vous présenter notre essayeur du jour, qui, comme vous l’avez compris, tant au vu des motos possédées, que du palmarès, n’est pas le premier venu à qui nous confions cet essai.

Samedi 10 Septembre, livraison de la moto et premier tour de roues.

Nous sommes presque à la mi-septembre 2016 quand Stefan prend livraison de la moto : « la seule chose que j’ai demandé sur cette 350 EXC-F 2017 c’est le Kit déco Factory et la selle 6 jours, mais pour le look uniquement. J’ai hésité avec la ligne Akra, pour finalement laisser celle d’origine, côté sonorité je ne le regrette pas, le bruit d’origine est sympa, pas besoin de plus. »
Fort de son expérience, Stefan s’est tout de suite plongé dans les réglages : « d’entrée de jeux j’ai mis les réglages standards au niveau des suspensions et la seule touche perso que j’ai apporté est la détente en position sport. »

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Réception de la 350 EXC-F 2017 à la concession KTM de Valence

Pourquoi ces réglages Stefan ? « dès que l’on commence à augmenter le rythme, en position standard ou confort la détente est toujours trop importante sur une KTM. »
Tu m’as dit que tu aimais rouler sans garde à l’accélérateur ? « tout à fait, et c’est la première chose agréable que je remarque sur la moto, le réglage de la garde peut se faire au guidon et c’est bien pratique, avant il fallait démonter le réservoir. »
Et les commandes sont bien positionnées ? « oui, le guidon est bien réglé d’origine et bien positionné, il y a la même distance entre les deux poignées, c’est assez rare pour être souligné, je suis un maniac ! Les leviers tombent bien sous les mains et leur souplesse ne souffre d’aucun défaut. Autre bonne surprise, la béquille latérale qui ne remonte plus toute seule, mais mauvaise surprise, l’apparition d’un coupe circuit qui empêche la moto de démarrer lorsqu’elle est sur la béquille, à retirer au plus vite, chose que j’ai fait. »

Ce qui m’a impressionné c’est l’inertie, beaucoup moins importante que sur l’ancien bloc

Une fois ces premiers réglages faits, j’imagine que tu es parti directement pour faire quelques tours de roues ? « effectivement, un petit tour vite fait de 20 km pour se faire une idée de la moto. Au niveau du feeling au niveau des jambes, même si le réservoir n’est pas aussi fin que sur une cross (sur ma dernière moto, la 250 EXC-F, j’avais installé le réservoir cross), j’ai tout de suite remarqué que c’était quand même beaucoup mieux que la citerne des années précédentes. Ce qui m’a impressionné c’est l’inertie, beaucoup moins importante que sur l’ancien bloc. Même si l’impression de départ fait penser à un manque de force, ce n’est qu’une impression (faute à la nouvelle norme EURO4 ?). Côté suspensions, j’ai été bluffé par leur travail (surtout la nouvelle fourche avant X-Plorer), c’est vraiment une réussite, ça ne guidonne pas dans le rapide, c’est stable comme une japonaise ou une TM. La moto est vraiment confortable sans être pataude. Je prends note sur ce premier galop d’essai de peut-être mettre des rehausses guidons intermédiaires, mais c’est un choix personnel car j’adore rouler debout. »

Le rodage

« Après ce premier tour d’essai plus que concluant, avant d’entamer ma seconde sortie, je décide de régler la garde du frein arrière qui est trop importante. En route pour 40 kms avec un ami, sans trop de franchissement car je veux que le rodage soit bien effectué.

cette moto est fun et facile … elle accepte tout

Après 5 km ma roue arrière se bloque, mauvais réglage de ma part au niveau de la garde, il a chauffé. Heureusement, j’ai la trousse à outils livrée avec la moto, je dévisse un peu, je fais couler un peu d’eau sur l’étrier bouillant, et la suite de la ballade ne fut que du bonheur. Purée cette moto est vraiment fun et facile ! Pas d’inquiétudes à avoir, elle accepte tout. Je suis vraiment bluffé par son efficacité. De plus, agréable surprise, la monte d’origine des pneus Maxxiss ne sont pas mal du tout, en tout cas dans le dur c’est efficace. Par rapport à du Michelin ou du Metzeler que j’affectionne particulièrement, ils n’ont rien à envier, à voir au niveau de l’usure et son comportement dans le gras. »

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On monte l’Akrapovic

« Je profite d’une promotion sur la cartouche Akra pour le monter sur la moto. Cet achat me permet de constater que KTM a bien travaillé sur le poids puisque l’origine fait, à quelques grammes près, le même poids que l’Akra ! Par la même occasion je fais la vidange et changement de filtre à huile, je remarque que la contenance n’est plus que de 1 litre. Ca semble peu, mais d’un autre côté, ça facilite les choses pour les vidanges. L’huile était vraiment noir, mais je ne constate aucune limaille. J’ai quelques craintes avec si peu d’huile, je songe à faire les vidanges toutes les 8 heures par sécurité.

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Le bruit de l’Akra est jouissif, mais plutôt limite en terme de nuisance sonore, attention aux autres usagers

Force est de reconnaître que le bruit de l’Akra est jouissif, mais plutôt limite en terme de nuisance sonore, les promeneurs vont m’entendre arriver, je ne sais pas si c’est une bonne chose. Heureusement après quelques heures de roulage, le bruit s’atténue et devient plus raisonnable.  Au niveau du comportement moteur, il y a un léger mieux. Le couple et la disponibilité de la puissance semble être encore plus lissée,  et on gagne un peu plus de force à tous les régimes, donc aucun regret sur l’achat de l’Akra.

avec l’Akra on gagne un peu plus de force à tous les régimes

La prochaine étape, la mise en place du réservoir Cross même si ce n’est pas nécessaire et indispensable. En effet la moto est un vrai chameau, elle ne consomme rien, c’est vraiment bluffant. Le comportement est toujours aussi fantastique et je me fais réellement plaisir mais je ne tente pas encore toutes les parties techniques que j’osais avec la 250, car cette moto doit s’apprivoiser. Je trouve que le moteur est vraiment différent par rapport au 2016, il faut un temps d’adaptation pour retrouver ses marques, mais c’est globalement une réussite. Quant aux réhausseurs que je pensais installer, finalement j’hésite, je me sens maintenant très bien sur la moto. Je suis toujours autant étonné par les pneus Maxxiss qui ne s’usent pas trop vite (je n’ai essayé les Maxxiss que sur le sec). »

Après 329kms on change les pneus

« Nous sommes début octobre, après 329 km de bons et loyaux services, les pneus Maxxiss sont remplacés par des Metzeler. Amateur de bon grip, même si j’aurais pu encore faire quelques kilomètres avec cette monte, je préfère passer aux Metzeler. Un Six Days super Hard à l’avant en 90/90 en lieu et place du Maxxiss 80/100, et à l’arrière un 140 Six Days. J’en profite pour faire une nouvelle vidange, la moto à 9 heures. Je ne remplace pas le filtre à huile, et chose étonnante, pas de limailles mais une huile à nouveau bien noir pour seulement un peu plus de 4 heures d’utilisation. A surveiller pour voir si c’est une question de rodage, mais l’huile se dégrade, visuellement parlant, assez vite. Quand on y pense, il est vrai qu’avec un seul litre pour lubrifier toute cette mécanique ça parait assez faible.

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Stefan aime garder du bon grip, raison du changement de pneus après 329 kms

Je pars pour une sortie de 75 kms avec des potes dont Mathys, un belge qui roule au guidon d’une TM 144. Nous nous sommes régalés, il en a chié un peu dans le franchissement avec son 144 mais j’ai passé un super bon moment au guidon de la KTM. Elle fonctionne toujours aussi bien et les petits calages que j’ai connu au début s’atténuent au fur et à mesure. »

Ca consomme rien, on monte le réservoir cross

« Nouvelle sortie de 120kms sans devoir remettre du carburant et sans passer en réserve. Nous avons roulé dans la Drôme avec des passages en sommets à 1.000 mètres, il faisait froid et les montées étaient longues et pierreuses, bref du technique. Je savais qu’elle ne consommait pas grand-chose, mais là c’est carrément impressionnant, je pense que je pouvais encore faire 30 km facilement. Rien d’autre à signaler, sauf que visuellement j’ai toujours du mal avec tous ces câbles qui passent devant et derrière le guidon, c’est brouillon et ça me donne l’impression de rouler avec un guidon de travers, surtout avec ce câble de gaz et ce bouchon décentré, un détail diront certain.

 

la moto est un vrai chameau, elle ne consomme rien

Vu la faible consommation, mais aussi pour gagner du poids et de la finesse entre les jambes, je décide de monter le réservoir cross (la capacité est de 7 litres contre 8,5 litres pour l’origine.). Un kilo de gagné que sur la matière, et 1,5 kgs en moins tout plein fait, soit au total 2,5 kgs de gagné. Si on gagne en poids et finesse, la réserve s’allume maintenant après 70 kms alors qu’il reste encore 3 litres dans le réservoir. Ce changement de réservoir n’est pas simple, la mise en place de la pompe à essence est compliquée étant donné que le réservoir est plat et qu’il est plus petit. Souhaitant tout tester, je décide de monter la double courbe et le traction contrôle (TC).

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Si la double courbe est efficace, le TC m’a laissé sur ma faim

Dans le franchissement je suis agréablement surpris par le mode 1 de la courbe, par contre le TC me laisse dubitatif. J’ai eu l’occasion de l’essayer aux KTM Days où je l’avais trouvé pourtant efficace, mais ici j’ai l’impression qu’il ne fonctionne pas correctement sur ma moto. Dans une portion très technique, je réussi néanmoins à monter une triple marche que je ne parvenais à passer qu’avec la Freeride.

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Que ce soit technique ou rapide, la moto ne consomme rien

J’ai maintenant plus de 1200 kms et j’ai espacé les vidanges à 10 heures. L’huile devient de moins en moins noire et la moto se libère encore. la KTM a vraiment besoin de plus de 750 bornes pour  se libérer et donner tout son potentiel. La moto étant trop pauvre d’origine et l’Akra n’arrangeant rien, je profite d’un passage chez le concessionnaire pour modifier à l’aide de la valise la richesse du ralenti, j’ai augmenté le CO 2 tout comme le CO2 de la pleine charge. Contrairement aux modèles des années antérieurs, il n’existe malheureusement pas encore de courbe Akra pour ce millésime. »

CONCLUSION

« Je dois reconnaitre qu’avec elle, c’est je t’aime moi non plus. Contrairement à un 250 4-tps ou 2-tps, la moto est bien plus physique dans le franchissement, mais une fois que vous parvenez à la dompter et à trouver le mode d’emploi, ce n’est que du bonheur. Certes les deux 250 (4 ou 2-tps) sont moins physiques, mais la 350 est bourrée de ressources, elle est réellement fun et possède une fourche qui m’a bluffé, reste à la dompter et à avoir un minimum de physique. Pour mon type de terrain, c’est-à-dire plutôt sec et caillouteux, je conseille à l’avant un Metzeler six days super hard et à l’arrière un Michelin, vous aurez un équilibre au top et une précision du train avant que vous ne connaissiez pas jusqu’alors. Je conseille également de mettre une couronne de 50, c’est un réel plus. »

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Bourrée de ressources, réellement fun et équipée d’une excellente fourche, reste à la dompter …

Alors tu la gardes ou tu changes ? « Nous sommes sans doute arrivés à la fin d’une époque et le début d’une autre. Aujourd’hui il faut débourser plus de 10.000,- EUR (équipements et accessoires compris) pour avoir une moto de dernière génération, soit le prix d’une petite voiture. Ca fait cher la passion et cela ne m’étonne pas que les plus jeunes ont du mal à pratiquer ce sport qu’est l’enduro. Je pense que les fabricants doivent revoir leur copie. Seul moins de 10% des enduristes pourront utiliser tout le potentiel de cette 350, ça fait peu. Nous sommes devenus des fashion victimes, des victimes de la dernière nouveauté … certes les progrès réalisés sur la partie cycle et le poids sont importants, mais avons-nous réellement besoin d’un 350 que ce soit une KTM ou une autre marque ? Personnellement, je ne pense pas, par contre si KTM sort un jour un 300 4-tps, cela risque de faire mal.

si KTM sort un jour un 300 4-tps, cela risque de faire mal

Sherco a prouvé que c’était la cylindrée idéale en enduro, Peterhansel, le disait déjà il y a plus de 10 ans, TM débarque aussi avec un bloc 300 4-tps pour 2017. Mais pour KTM je pense que ce sera plus compliqué, ce serait la mort du 250 et du 350, donc je doute qu’ils y passent prochainement. Pour revenir à cette moto, il est nécessaire de préciser que les remarques faites se concentrent sur une utilisation dans des chemins principalement techniques. Pour la balade, le roulant, le technique « light », cette moto ne vous apportera que du bonheur. En habitant en Ardèche, un 250 4-tps sera est moins fun, mais surtout moins physique. Comme on dit, aujourd’hui il n’a plus de mauvaises motos, reste juste à trouver celle qui vous convient le mieux … Pour ma part je me sépare de cette 350 qui est trop physique, trop lourde pour mon relief, je reste un éternel amoureux de l’enduro et des motos … il paraît que la nouvelle KTM 250 EXC est une tuerie, il faut que j’aille vérifier ça ! »

Stefan & Antoine de la concession KTM Valence, en route pour un essai longue durée de la 250 EXC Six Days 2017 !

« Bon ride et surtout du plaisir et du plaisir !  A Bernard Cordonnier. »

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be ENDURO rejoint l’avis de Stefan

Nous avons pu de notre côté rouler avec une 300 EXC et une 350 EXC-F 2017 lors de notre séjour en Roumanie. Dans le technique et le physique, on ne peut que confirmer l’essai longue durée réalisé par Stefan. Si le 350 est accessible et plaisante, elle n’en demande pas moins un certain physique et une certaine expérience pour se faire plaisir, et c’est clair, elle préfère les grands espaces. Rendez-vous dans 1.200 kms pour son avis sur la 250 EXC Six Days 2017 !

Remerciements : Stefan tient à remercier Antoine Bonnemayre de la concession KTM à Valence sans qui cet essai n’aurait pas pu avoir lieu.

Texte : Stefan Houben | Photos : Philippe Sala & Stefan Houben

pour beenduro.com