be ENDURO Race Days : Essai AJP PR5 EXTREME

pour beenduro.com

C’est lors des deux manches successives du championnat de Belgique d’enduro organisées dans le beau domaine de Bilstain, que nous avons eu l’occasion de tester la petite moto portugaise. Pour l’occasion, l’importateur de la marque nous mettait à disposition un exemplaire de leur PR5 EXTREME.

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La marque portugaise dont la production des motos vise un marché d’avantage porté sur une utilisation loisir, nous prêtait, ici, son modèle se rapprochant le plus des standards de la concurrence sur le segment enduro. Sous son architecture prénommée PR5, AJP propose une partie cycle et un moteur aux dimensions relativement comparables à ses cousines Européennes et Japonaises. Avec son moteur 250 4-temps alimenté par injection électronique, la version que nous avions à l’essai, baptisée « EXTREME » dispose également d’équipements plus typés courses, à travers notamment un échappement DOMA et une fourche MARZOCCHI de 48mm couplée à un amortisseur Sachs à triple réglages.

Pour ce quatrième rendez-vous de nos 101% Enduro Race Days, pas moins de deux jours consécutifs d’essais se présentaient à notre pilote, le club de Dison ayant décidé cette année d’organiser deux manches successives sur un week-end, à l’instar de ce qui se fait pour le championnat de France ou du monde.

Petite par la taille et le budget

Avec son cadre aux poutres centrales massives et son réservoir transparent astucieusement logé en partie centrale-arrière, caractéristique commune à tous les modèles de la marque, cette moto offre un gabarit sensiblement plus contenu face à la concurrence. Cette impression de finesse se voit renforcée à travers ses plastiques au niveau des ouïes et plaques latérales, tout comme sa garde au sol et sa hauteur de selle un ton en dessous des mesures habituelles sur le segment enduro. Niveau équipement, cette dernière a tout d’une grande ou presque. Sa fourche MARZOCCHI, les quelques pièces anodisées à la teinte rouge rappelant son cadre, une sortie d’échappement DOMA à l’embout carbone, le tout donnent à l’ensemble un certain look racing. Cette impression se confirme une fois aux commandes de la moto avec un guidon sans barre et un embrayage à câble à la course facilement réglable. De série la portuguaise est également équipée d’un compteur digital, de protèges mains et d’un sabot de protection. Pour une moto qui affiche un tarif de 6,600 € le fabricant propose une machine ultra complète à la finition plus qu’acceptable.

La moto portuguaise est avant tout construite pour la balade

Facile et agréable à piloter

Une fois en action notre pilote retrouve une moto basse et très agile lui permettant de facilement virer. Alliée à un bloc moteur offrant la souplesse nécessaire dans les zones « trialisantes », l’ensemble a considérablement facilité son pilotage dans les nombreux passages techniques et délicats que comportait le parcours du week-end.

Une partie cycle maniable et un bon couple moteur auront facilité le pilotage de Matt dans les zones trialisantes

Lorsqu’il s’agit de hausser le ton pour prendre de la vitesse dans les passages rapides, un certain manque de puissance se fait ressentir.  La stabilité, quelque peu perfectible, a donné l’impression à notre pilote de vite atteindre la limite de la machine. A cet effet, le duo fourche et amortisseur aura laissé notre testeur sur sa faim, non pas par leur qualité intrinsèque mais bien faute d’avoir eu le temps de correctement régler l’ensemble, Matt ne pouvant pas vraiment être considéré comme un petit gabarit auxquels les réglages standards de cette PR5 sembleraient plus s’accorder. Niveau freinage, et malgré l’adoption d’un plus grand disque à l’avant (270mm contre 260mm en version PR5 standard), on aurait aimé un peu plus de puissance mais le système installé sur cette machine s’est néanmoins montré précis.

Une moto facile et agréable à piloter, mais les pilotes les plus confirmés lui reprocheront un manque de puissance

La philosophie AJP

Le véritable point fort de cette moto, fidèle à sa philosophie et au marché ciblé, se révèlera être les liaisons, grâce à un ensemble partie cycle et moteur, agréable et facile à emmener. Ceci dit, en spéciales, l’AJP pourra aussi se montrer à l’aise lorsque les conditions seront plus délicates. Dans ce cadre, notre pilote a vraiment apprécié la facilité avec laquelle il a pu évoluer dans les dévers rendus très glissants par la météo du week-end. Si le pilote confirmé notera un manque de puissance, elle constituera par contre une bonne première école pour le pilote novice, lui permettant d’attaquer sans trop se faire surprendre et davantage se concentrer sur ses trajectoires, le tout sans trop se fatiguer. Au terme de ces deux journées de course dans ce domaine aux multiples difficultés, l’AJP PR5 EXTREME aura permis à notre pilote de tirer son épingle du jeu en remportant la journée du samedi et terminant à une belle 2ème place le dimanche. Des performances qui en auront étonné plus d’un et révélé à quel point cette AJP pourra se montrer compétitive dans un segment où bien souvent la course à l’armement pousse les gens à rouler sur des motos bien plus puissantes sans pour autant pouvoir en exploiter la quintessence, et cela, parfois même au détriment du plaisir de roulage …

Même si la compétition n’est pas la philosophie de la marque, l’AJP PR5 Extrême remporte une manche

Laprès course

L’accès au filtre à air, situé en partie centrale en dessous de la selle est très aisé, il vous suffira de défaire la vis de ¼ de tour libérant cette dernière pour y accéder. Pour le reste, une même clef Allen vous permettra de retirer son grand sabot de protection et les divers plastiques pour pouvoir procéder à son nettoyage en profondeur. Une fois désossée on remarque la disposition atypique de la batterie, placée sur l’avant au dessus du cylindre ainsi que de son réservoir central arrière, caractéristique de la marque.

Réservoir et batteries sont installés à l’opposé de ce qu’on a l’habitude de voir chez la concurrence

 Les « + » :

  • Sa facilité de pilotage
  • Philosophie enduro loisir
  • Son tarif contenu à 6600 €

Les « – » :

  • Mécanisme de la poignée de gaz un peu trop « cheap »
  • Adoption de reposes pieds trop extrêmes ? (Crampons très agressifs pour les semelles de bottes)
  • Cavité au niveau du bouchon de réservoir logé dans la selle (se remplissant de boue, elle demandera une attention particulière pour éviter les impuretés dans le réservoir)
  • Manque de puissance pure pour le pilote confirmé

be ENDURO et Matt remercient Pascal Gervais d’AJP Belgique pour le prêt de la moto. Nous remercions également nos partenaires : Smits Design pour les kits fonds de plaques, Hyena pour le maillot personnalisé aux couleurs de 101% ENDURO, SIXS pour les sous-vêtements techniques et enfin Lazer et Sidi grâce à qui notre pilote a pu étrenner un nouveau casque (MX8 Pure Glass X-Line) et bottes (Crossfire2 SRS) sur lesquelles nous ne manqueront pas de revenir un peu plus tard dans l’année. Terminons par remercier le club du MC Dison pour l’organisation de leurs 2 manches successives au domaine de Bilstain.

PROCHAIN RENDEZ-VOUS À BUZANCY

Pour notre prochain essai de nos be ENDURO Race Days, notre pilote prendra le départ au guidon d’une BETA RR 390. Une moto mise à disposition par Stefan Gheysens et, Fernand Blieck, l’importateur de la marque. Le compte-rendu complet, à suivre sur beENDURO.com

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